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Mes expérimentations du samedi et du dimanche matin m’amènent à cette curieuse conclusion : mes enfants semblent dormir plus longtemps quand la maison reste doucement vivante. Ni la pleine lumière, ni l’obscurité absolue, ni le silence parfait. Une clarté sous la porte, quelques pas, une tasse que l’on pose. Juste assez pour sentir que la vie continue, sans qu’ils aient encore besoin de la rejoindre. Comme s’ils pouvaient laisser le monde entre d’autres mains et s’abandonner au sommeil avec cette certitude tranquille : quelque part, tout près, la vie veille.