photo © Annie

dans le chemin que la marée a envahi l'élan puissant de l'océan maintenant s’essouffle le vent frise la surface pour ralentir le flux l'eau hésite se creuse d'autres rives contourne les talus caresse les herbes l'eau se tord cherche et puis cesse elle ne peut remonter davantage bientôt un autre courant l'entraîne si léger pourtant presque invisible — rien à faire l'eau rejoindra l'eau et se perdra en elle